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01
Étude guérilla terrain plutôt que pur analytics
Les données analytics disaient « les jeunes se détachent une fois le crédit consommé » — mais pas pourquoi. Tentation : pousser plus loin l'analyse data et inférer.
J'ai cadré une étude guérilla sur les Champs-Élysées — interception dans la routine quotidienne, entretiens flash, observation des usages. Coût : temps de terrain, échantillon plus petit qu'un panel analytique. Bénéfice : les vraies sources d'information culturelle des jeunes (réseaux sociaux), invisibles dans les données app.
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02
Greffer l'app sur les réseaux sociaux, pas en faire un hub
Insight central : 90 % des jeunes s'informent culture sur les réseaux sociaux. Réflexe métier : faire de Pass Culture la destination unique (feed éditorial, recommandations algo). Mais on rivalise avec Instagram et TikTok — bataille perdue d'avance.
J'ai cadré une stratégie d'intégration aux réseaux sociaux plutôt que de rivalité : synchronisation, partage natif sortant, notifications entrantes quand un contact partage. Bénéfice : l'app vit dans l'écosystème social existant, sans demander aux jeunes de changer leurs habitudes.
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03
Pivot post-crédit : du portefeuille à l'objet social
La logique métier de Pass Culture = subvention pour consommer. Une fois consommée, l'app perd sa raison d'être. Premier scope : prolonger l'usage par des recommandations payantes, des cartes de fidélité partenaires.
J'ai pivoté sur les interactions entre pairs et fratries comme moteur de rétention — l'app devient un lieu de partage culturel, indépendamment du crédit. Notifications quand un contact partage, échanges, recommandations entre jeunes. Bénéfice : la valeur d'usage survit à l'épuisement du crédit, alignée sur la mission Pass Culture (démocratiser la culture, pas seulement subventionner).