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01
Standards internationaux plutôt qu'identité maison
Le DS hérité partait sur une identité Merim propre, à coups de composants custom. Chaque nouveau besoin = nouveau composant unique, dette qui s'auto-alimente — d'où l'arrêt du chantier.
J'ai pivoté sur des fondations alignées Material / HIG : patterns connus des utilisateurs, dette technique réduite, onboarding développeur plus rapide. Résistance : équipe dev attachée aux interfaces existantes — « tant que ce n'est pas cassé, on ne touche pas ». Embarquée via documentation des arbitrages et instance hebdo.
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02
Gouvernance par contribution hebdomadaire, pas top-down
Première embauche design : tentation naturelle de cadrer tout en solo et de livrer. Mais sans adoption, un DS reste un Figma dans un tiroir — c'est exactement ce qui était arrivé au chantier prestataire.
J'ai instauré une instance design system hebdomadaire : devs front + PM autour de la table, décisions de composants prises collectivement, contribution ouverte. Coût : cadrage co-construit plus lent les premiers mois. Bénéfice : le DS est devenu le langage commun de l'équipe, pas mon projet personnel.
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03
Migration progressive depuis Reporting, pas big-bang
Le projet prestataire visait une refonte simultanée de toute la plateforme — raison de l'absence d'avancée en 6 mois. J'ai cadré une migration progressive, en commençant par le module Reporting : périmètre maîtrisable, criticité opérationnelle limitée, équipe disponible.
Bénéfice : preuve de valeur livrée vite, gain de confiance, déploiement ensuite sur le reste du parc (Caisse, Drive-thru). Coût assumé : deux UX cohabitent pendant la transition — choix documenté et accepté.